Du samedi 28 avril au mardi 1er mai au Cube Noir -
Mise en scène de David-Georges Picard -
Dans le décor d’un bar d’une petite ville du sud des États-Unis – l’atmosphère réactionnaire et raciste de cette localité des années 1940-1950 – deux femmes – Lady Torrance et Carol Cutrere – se distinguent chacune à sa façon par un caractère en contradiction avec l’univers dans lequel elles se trouvent. La première, mariée à Job, vieil homme mourant, tenancier du bar où se déroule l’action, est la fille d’un Italien assassinée, supporte le racisme et le souvenir du crime. La seconde, indépendante et rebelle, refuse de se voir imposer une manière d’être et vit d’expédients, rejetée par la société et sa famille.
Toutes deux font l’objet des cancans et médisances du voisinage. Et, de fait, elles sont attirées toutes deux par Val, beau jeune homme qui arrive par hasard dans la ville et s’y installe. Celui-ci, armé d’une guitare et d’une veste en peau de serpent, se fait rapidement embaucher comme aide dans le bar de Lady qui tombe rapidement amoureuse de lui. Val, en effet, est libre comme sans doute, elle-même désirerait l’être : avec une existence plus ou moins honnête jusqu’alors il cherche désormais à effacer ce pan de son histoire.
La beauté du jeune homme est néanmoins néfaste : séducteur sans le vouloir, l’épouse du shérif n’est pas insensible à son charme, il attire ainsi sur lui la jalousie du mari et les propos malveillants de certaines femmes.
Découvrant que son mari Job a participé à l’assassinat de son père, Lady s’apprête à quitter la ville avec Val…
Relatant dans l’espace étroit d’un bar le fonctionnement d’une petite ville américaine qui vit presque encore à l’heure de l’esclavage, où les habitants sont fiers de leurs préjugés, de l’inégalité des individus, La Descente d’Orphée c’est d’abord tout ce qu’une petite communauté refermée sur elle-même produit de pire : le rejet, l’intolérance, l’incompréhension, la médisance… n’hésitant pas à aller paisiblement jusqu’au meurtre. Mais, au coeur de cet univers pourri, il reste un espoir infime et bien réel symbolisé par les échos de magie noire et blanche et quelques unes de ces femmes, qui chacune à sa manière protège sa liberté, sa pensée et sa façon d’aimer.
Lady : Mathilde Flecher
Val : Sylvain Thoby
Carol : Houaria Rahmani
Job : Pierre-Jean Mougel
Eve : Louise Fincker
Le Sheriff : David Rouxel
David : Thomas Bähr
Mlle Portes : Zahra Boussouf
Tom : Léo Moser
Jenny : Elisa Blache
Dolly : Audrey Witenberger
Constance : Claire Chabenès
Rose : Mathilde Christoforidis
Le Sorcier : Aurélie Ponton
Assistant mise en scène : Pierre Charpilloz
Scénographie/graphisme : Louise Huriet
Lumière et son : David Séchaud
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Du samedi 28 avril au mardi 1er mai 2012
à 20h30 Strasbourg – CREPS d’Alsace – Cube Noir Tram B, C Arrêt Montagne Verte puis bus 2, 13 arrêt Nid de Cigogne, ou bus 50 arrêt Schnockeloch |
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Réservations Tarifs Durée 1h 30 (à confirmer) |
