Meilleur espoir féminin

écrit par Alexandre Mascarello

Au théâtre du Cube nOir
du mercredi 23 au samedi 26 juin 2021 à 20h30
le dimanche 27 juin 2021 à 17h

En ce triste dimanche de novembre, pleine canicule, la figure paternelle est mystérieusement tombée. Après tant d’années de pudeurs indistinctes, le sang avait coulé sur le marbre. Des silences accusateurs remplissent alors chaque pièce de la grande propriété. Les tendres embrassades ont comme un goût de plomb sur la tempe. Et tous les ingrédients d’une tragédie en famille sont réunis. A mesure que l’increvable journée s’écoule, les indices frappent à la porte, les murmures s’intensifient, les couloirs se resserrent, une étreinte de velours, fatale. Jamais, les trois fils, bien en rang, bien élevés, n’auraient osé priver la grande marâtre de cet instant déchirant, aiguisé, mortel. Cependant, « Mère » semble déterminée à laisser le doute planer, elle n’a pas peur de briser le 4ème mur, de s’accorder l’éternité comme unité temporelle et de faire valser la tragédie et la comédie avec une arythmie grinçante dans ce huis clos de toujours.

Mise en scène, scénogaphie : Alexandre Mascarello et Laura Siegler
Création lumière : Yannick Czerw

Distribution : , Léon Denoix, Nicolas Korbac, Juliane Lauber, Alexandre Mascarello, Léo Mazzega, Sophie Thirion.

Durée : 1h35

Réservez vos places ↓

Crapalachia

d’après Scott McClanahan

Représentations reportées à 2021/2022

Prendre la parole de Scott McClanahan quand il raconte la Virginie occidentale, son enfance, la grand-mère Ruby qui se recueille sur sa propre tombe, l’oncle Nathan, sur son fauteuil roulant,
qui boit les bières à même le tube d’alimentation, les copains pleins de TOCs qui tombent amoureux des voisines qui ne savent pas quoi en faire.

Se demander ce que c’est de raconter. Se demander ce que c’est la mémoire. Et ce que c’est que l’oubli. Et si la voix, ici, maintenant, ne pourrait pas nous aider à le vaincre. Se demander comment on aime quand le temps fait distance. Se demander où ça nous mène d’être tous là à se parler. Enfin, se demander quelle place on laisse au mensonge, quand nos langues fourchent un peu trop.
Et si on ne laisserait pas la fiction nous sauver.

Mise en scène : Mécistée Rhéa
Assistance à la mise en scène :
Costumes :

Création lumière : Louis Martz
Distribution :

On cherche encore

de Laurent Nexon et Jean-Christophe Cassel

Représentations reportées à 2021/2022

La professeure Jourdain et son équipe sont aux abois : plus un rond pour la recherche ! Rien, ni kopek ni radis ! Que faire ? A quelle porte frapper ? L’Etat ? l’Europe ? Ne faut-il pas un projet d’excellence, impactant, innovant pour être financé ? Comment convaincre qu’on est plus excellent que les autres dans l’excellence ? Comment rester un chercheur dans une machine politique et administrative à laquelle rien ne prépare ? Et jusqu’où aller lorsque chercher revient à chercher des sous, du blé, de la thune ?

On cherche encore est une pièce à l’humour noir qui interroge sur le système de financement de la recherche publique en France et en Europe, sur la course à l’excellence et à l’innovation, et sur la mise en place d’un système compétitif censé assurer la qualité de la recherche scientifique réalisée dans les laboratoires, mais qui place en réalité les acteurs de cette recherche dans des situations ubuesques qui les contraignent à sacrifier une part de leur éthique professionnelle.

On cherche encore s’inscrit dans le cadre de l’Initiative d’Excellence de l’Université de Strasbourg et bénéficie d’une aide de l’État au titre du programme Investissements d’Avenir.

Mise en scène : Laurent Nexon
Musicien·ne :
Assistance à la mise en scène :
Scénographie :
Costumes :

Distribution :

Histoire de Roberta

de Philippe Minyana

Représentations reportées à 2021/2022

« C’est plein d’histoires. C’est un puzzle d’une femme assez fantastique. Au début, elle vit avec une chorégraphe, qui sort du mur. Elle s’installe dans son appartement. Elle invite sa famille : des vieillards cacochymes. C’est terrifiant et très drôle.»
(Philippe Minyana)
Dans Histoire de Roberta, nous sommes entrainés dans un univers onirique où la réalité cède le pas à un univers entre deux, fantastique et fantasque mais aussi dramatique et cruel.  Théâtre expérimental, théâtre de l’intime dont les thèmes nous interrogent : Génération, Famille, Vie, Mort, Métaphysique. Certaines scènes paraissent glanées dans un rêve, ou un cauchemar. Il y règne une ambiance où les sens sont en éveil, très sensible aux bruits de la forêt, voix en écho et autres respirations.  Véritable univers dont le sens nous dépasse mais qui nous apprend sur le sens de la vie et de la relation aux personnes.

Mise en scène : Philippe Marlier
Assistance à la mise en scène :
Scénographie :
Chorégrapie :
Régie son :

Création lumière : Félicie Klinklin et Simon Tenaud
Musicien·ne :
Distribution :

Cairn

de Cassandre Albert

Annulé

Un lieu où les êtres semblent parvenir à se surpasser, à gravir cette grandeur, cette sensation d’immortalité, celui d’un sommet dominant tous les horizons.
Malgré l’excitation qui guide les sujets à aller plus haut, où la terre rejoint le ciel, il faut laisser place à d’autres préoccupations qui poussent les rêves d’hier vers une chute vertigineuse.
Aujourd’hui les cathédrales de glace ont laissé place à leurs empreintes, un retrait silencieux qui a prouvé aux hommes et aux femmes que les projections deviennent bien réalité et que toute présence engendrera son absence. C’est dans cette peinture que vont déambuler des êtres à la recherche de buts, d’espoirs, ou simplement de glaciers et de rivières aux veines bleues pour survivre.
Ils vont crier et marcher jusqu’à l’épuisement, jusqu’à la dernière pierre, la dernière langue terminale où plus aucun corps ne gémit. Les corps deviendront ces pierres qui rendent cette montagne si sèche, poussiéreuse mais mobile.

Mise en scène : Cassandre Albert
Assistance à la mise en scène :
Costumes :
Création son :

Création lumière : Anna Lamsfuss et Lucie Mao
Musicien.e.s :
Machiniste :
Figuration :

Distribution :

Les Justes

d’Albert Camus

Représentations reportées à 2021/2022

Dans la Russie de 1905, un groupe de terroristes du parti socialiste révolutionnaire, incarnant différentes visions de la révolte, est sur le point de commettre un attentat à la bombe contre le grand-duc Serge, l’oncle du tsar. A travers cet acte symbolique, ils désirent libérer le peuple russe de ce tyran qui gouverne Moscou.

La pièce relate ainsi l’organisation de cet attentat et les faits qui l’ont précédé. L’action est souvent troublée par les sentiments des personnages, prenant le dessus sur leurs idéaux révolutionnaires.  Ces évènements se sont réellement déroulés à cette date précise, pourtant Camus le dit lui-même : « Cela ne veut pas dire […] que Les Justes soient une pièce historique. […] J’ai seulement tâché à rendre vraisemblable ce qui était déjà vrai ».

Mise en scène : Louise Denis
Assistance à la mise en scène :
Scénographie
Costumes :

Création lumière : Victor Jung et Clothilde Valette
Distribution :

Méta-EGO TRIP (paradoxes et questions avec des fausses réponses) ou La pièce Immature

écrit par Léopold Bouchard

Première prépièce du 19 au 25 avril 2021
et du 4 au 9 juin 2021 : Hygiaphone

Autres prépièces en préparation.

Représentations reportées à 2021/2022

Sont-ce une, plusieurs, ou aucune entités qu’on suit ? Sont-ce des aspects futiles, utiles, inutiles, ou tout cela à la fois sur lesquels elle(s) se questionnent ? Immaturité flagrante de naïveté et de candeur, on suit ce fil rouge qui nous guide à travers la folie s’emparant des êtres qui se questionnent sans cesse et sans raison.

Saisir sans arrêt des sujets d’inquiétudes, en perdre du même coup, en devenir pluriel, en disparaître presque. C’est les personnages, s’ils en sont, qui prennent en compte cette pluralité des paroles, des réflexions, des interrogations, et des propos. Les visions sont aussi multiples qu’éclectiques, on alterne entre monologues prononcés par on ne sait qui, soirée étudiante dans un appartement, attente bien trop longue dans une queue, conférence pseudo-philosophique, prémices d’un horrible destin, images qui s’imaginent un temps texte…

C’est un voyage qui se termine en queue de poisson, mais qu’importe : la marche compte plus que l’arrivée.

Mise en scène : Léopold Bouchard
Assistance à la mise en scène : Alice Andrieux
Scénographie et costumes : Amandine Mussel

Distribution : Mathilde Bernard, Alice Crété, Tamara Dumontot, Baptiste Giroult, Guillaume Gore