Crapalachia

d’après Scott McClanahan – mise en scène de Mécistée Rhéa

Au théâtre du Cube nOir
du mercredi 28 avril au samedi 1er mai 2021 à 20h30
le dimanche 2 mai 2021 à 17h

Prendre la parole de Scott McClanahan quand il raconte la Virginie occidentale, son enfance, la grand-mère Ruby qui se recueille sur sa propre tombe, l’oncle Nathan, sur son fauteuil roulant,
qui boit les bières à même le tube d’alimentation, les copains pleins de TOCs qui tombent amoureux des voisines qui ne savent pas quoi en faire.

Se demander ce que c’est de raconter. Se demander ce que c’est la mémoire. Et ce que c’est que l’oubli. Et si la voix, ici, maintenant, ne pourrait pas nous aider à le vaincre. Se demander comment on aime quand le temps fait distance. Se demander où ça nous mène d’être tous là à se parler. Enfin, se demander quelle place on laisse au mensonge, quand nos langues fourchent un peu trop.
Et si on ne laisserait pas la fiction nous sauver.

Distribution :
Assistance à la mise en scène :
Costumes :

Création lumière : Louis Martz

On cherche encore

de Laurent Nexon et Jean-Christophe Cassel – mise en scène de Laurent Nexon

Le mercredi 28 avril 2021
Au Vaisseau, dans le cadre du Curieux Festival
(autres représentations en cours de programmation
)

La professeure Jourdain et son équipe sont aux abois : plus un rond pour la recherche ! Rien, ni kopek ni radis ! Que faire ? A quelle porte frapper ? L’Etat ? l’Europe ? Ne faut-il pas un projet d’excellence, impactant, innovant pour être financé ? Comment convaincre qu’on est plus excellent que les autres dans l’excellence ? Comment rester un chercheur dans une machine politique et administrative à laquelle rien ne prépare ? Et jusqu’où aller lorsque chercher revient à chercher des sous, du blé, de la thune ?

On cherche encore est une pièce à l’humour noir qui interroge sur le système de financement de la recherche publique en France et en Europe, sur la course à l’excellence et à l’innovation, et sur la mise en place d’un système compétitif censé assurer la qualité de la recherche scientifique réalisée dans les laboratoires, mais qui place en réalité les acteurs de cette recherche dans des situations ubuesques qui les contraignent à sacrifier une part de leur éthique professionnelle.

On cherche encore s’inscrit dans le cadre de l’Initiative d’Excellence de l’Université de Strasbourg et bénéficie d’une aide de l’État au titre du programme Investissements d’Avenir.

Distribution :
Musicien·ne :
Assistance à la mise en scène :
Scénographie :
Costumes :

Histoire de Roberta

de Philippe Minyana – mise en scène de Philippe Marlier

Au théâtre du Cube Noir
du mercredi 19 au samedi 22 mai 2021 à 20h30
le dimanche 23 mai 2021 à 17h

« C’est plein d’histoires. C’est un puzzle d’une femme assez fantastique. Au début, elle vit avec une chorégraphe, qui sort du mur. Elle s’installe dans son appartement. Elle invite sa famille : des vieillards cacochymes. C’est terrifiant et très drôle.»
(Philippe Minyana)
Dans Histoire de Roberta, nous sommes entrainés dans un univers onirique où la réalité cède le pas à un univers entre deux, fantastique et fantasque mais aussi dramatique et cruel.  Théâtre expérimental, théâtre de l’intime dont les thèmes nous interrogent : Génération, Famille, Vie, Mort, Métaphysique. Certaines scènes paraissent glanées dans un rêve, ou un cauchemar. Il y règne une ambiance où les sens sont en éveil, très sensible aux bruits de la forêt, voix en écho et autres respirations.  Véritable univers dont le sens nous dépasse mais qui nous apprend sur le sens de la vie et de la relation aux personnes.

Distribution :
Musicien·ne :
Assistance à la mise en scène :
Scénographie :
Chorégrapie :
Régie son :

Création lumière : Félicie Klinklin et Simon Tenaud

Cairn

de Cassandre Albert – mise en scène de Cassandre Albert

Au théâtre du Cube Noir
du mercredi 9 au samedi 12 juin 2021 à 20h30
le dimanche 13 juin 2021 à 17h

Un lieu où les êtres semblent parvenir à se surpasser, à gravir cette grandeur, cette sensation d’immortalité, celui d’un sommet dominant tous les horizons.
Malgré l’excitation qui guide les sujets à aller plus haut, où la terre rejoint le ciel, il faut laisser place à d’autres préoccupations qui poussent les rêves d’hier vers une chute vertigineuse.
Aujourd’hui les cathédrales de glace ont laissé place à leurs empreintes, un retrait silencieux qui a prouvé aux hommes et aux femmes que les projections deviennent bien réalité et que toute présence engendrera son absence. C’est dans cette peinture que vont déambuler des êtres à la recherche de buts, d’espoirs, ou simplement de glaciers et de rivières aux veines bleues pour survivre.
Ils vont crier et marcher jusqu’à l’épuisement, jusqu’à la dernière pierre, la dernière langue terminale où plus aucun corps ne gémit. Les corps deviendront ces pierres qui rendent cette montagne si sèche, poussiéreuse mais mobile.

Distribution :
Assistance à la mise en scène :
Costumes :
Création son :

Création lumière : Anna Lamsfuss et Lucie Mao
Musicien.e.s :
Machiniste :
Figuration :

Les Justes

d’Albert Camus – mise en scène de Louise Denis

Au théâtre du Cube Noir
du samedi 3 au samedi 10 juillet 2021 à 20h30
les dimanches 4 et 11 juillet 2021 à 17h

relâche le mercredi 7 juillet 2021

Dans la Russie de 1905, un groupe de terroristes du parti socialiste révolutionnaire, incarnant différentes visions de la révolte, est sur le point de commettre un attentat à la bombe contre le grand-duc Serge, l’oncle du tsar. A travers cet acte symbolique, ils désirent libérer le peuple russe de ce tyran qui gouverne Moscou.

La pièce relate ainsi l’organisation de cet attentat et les faits qui l’ont précédé. L’action est souvent troublée par les sentiments des personnages, prenant le dessus sur leurs idéaux révolutionnaires.  Ces évènements se sont réellement déroulés à cette date précise, pourtant Camus le dit lui-même : « Cela ne veut pas dire […] que Les Justes soient une pièce historique. […] J’ai seulement tâché à rendre vraisemblable ce qui était déjà vrai ».

Distribution :
Assistance à la mise en scène :
Scénographie
Costumes :

Création lumière : Victor Jung et Clothilde Valette

Méta-EGO TRIP (paradoxes et questions avec des fausses réponses) ou La pièce Immature

écrit et mis en scène par Léopold Bouchard

Représentations en cours de programmation

Sont-ce une, plusieurs, ou aucune entités qu’on suit ? Sont-ce des aspects futiles, utiles, inutiles, ou tout cela à la fois sur lesquels elle(s) se questionnent ? Immaturité flagrante de naïveté et de candeur, on suit ce fil rouge qui nous guide à travers la folie s’emparant des êtres qui se questionnent sans cesse et sans raison.

Saisir sans arrêt des sujets d’inquiétudes, en perdre du même coup, en devenir pluriel, en disparaître presque. C’est les personnages, s’ils en sont, qui prennent en compte cette pluralité des paroles, des réflexions, des interrogations, et des propos. Les visions sont aussi multiples qu’éclectiques, on alterne entre monologues prononcés par on ne sait qui, soirée étudiante dans un appartement, attente bien trop longue dans une queue, conférence pseudo-philosophique, prémices d’un horrible destin, images qui s’imaginent un temps texte…

C’est un voyage qui se termine en queue de poisson, mais qu’importe : la marche compte plus que l’arrivée.

Distribution :
Assistance à la mise en scène :
Scénographie :
Costumes :

Meilleur espoir féminin

écrit par Alexandre Mascarello – mise en scène d’Alexandre Mascarello et Laura Siegler

À l’Espace K, le samedi 31 octobre 2020 à 18h30
dans le cadre du Festival Théâtralis

En ce triste dimanche de novembre, pleine canicule, la figure paternelle est mystérieusement tombée. Après tant d’années de pudeurs indistinctes, le sang avait coulé sur le marbre. Des silences accusateurs remplissent alors chaque pièce de la grande propriété. Les tendres embrassades ont comme un goût de plomb sur la tempe. Et tous les ingrédients d’une tragédie en famille sont réunis. A mesure que l’increvable journée s’écoule, les indices frappent à la porte, les murmures s’intensifient, les couloirs se resserrent, une étreinte de velours, fatale. Jamais, les trois fils, bien en rang, bien élevés, n’auraient osé priver la grande marâtre de cet instant déchirant, aiguisé, mortel. Cependant, « Mère » semble déterminée à laisser le doute planer, elle n’a pas peur de briser le 4ème mur, de s’accorder l’éternité comme unité temporelle et de faire valser la tragédie et la comédie avec une arythmie grinçante dans ce huis clos de toujours.

Distribution : Killien Brun, Léon Denoix, Nicolas Korbac, Juliane Lauber, Léo Mazzega, Sophie Tirion

Mise en scène, scénographie : Alexandre Mascarello et Laura Siegler
Création lumière : Malène Seye

Montserrat

d’Emmanuel Roblès – mise en scène de Franck Riefstahl-Harter

À l’Espace K, le dimanche 1er novembre 2020 à 14h
dans le cadre du Festival Théâtralis

Juillet 1812. Le royaume d’Espagne occupe les trois quarts du Venezuela. La répression est terrible. Les massacres et les pillages se succèdent. Simon Bolivar, lieutenant et chef de la résistance vénézuélienne est en fuite. Les espagnols sont déterminés à le capturer dans la nuit mais celui-ci sera prévenu de leur arrivée et réussira à s’échapper. Montserrat, officier espagnol, avouera avoir trahi son pays pour la liberté et la paix du peuple vénézuélien en prévenant Bolivar. Son Lieutenant, Izquierdo, va décider de prendre 6 personnes innocentes au hasard dans la rue et menacer de les exécuter si Montserrat ne donne pas le lieu exact où se cache Bolivar. Il aura une heure pour parler, pas plus. Pour qu’un potier, un comédien, un marchand, une mère avec deux enfants, un jeune homme de 20 ans et une jeune fille de 18 ans puissent continuer à vivre. Bolivar et l’hypothèse d’une révolution ? Ou la vie de six innocents ? Tel est le dilemme auquel sera confronté Montserrat.

Distribution : Claire Arborem, Alexandre Chabera, Tanguy Chene, Célia Dentini, Guillaume Gore, Jérémy Grüser, Noé Laussedat, Marine Legendre, Ludovic Mahler, Cintzia Angelina Mardale, Valentina Papic.
Musicien : Guillaume Thiam

Mise en scène : Franck Riefstahl-Harter
Assistance à la mise en scène : Léa Reinhardt
Costumes : Marie-Morgane Marti
Création lumière : Pauline Laurent, Coryse Lecoq
Création graphique : Tanguy MaxenceR Chêne